Introduction
Votre PEL vient d'être clôturé (ou va l'être sous peu) et vous vous demandez où placer les fonds récupérés ? L'enjeu est réel : laisser cet argent dormir sur le livret ordinaire proposé par défaut par votre banque, c'est accepter un rendement souvent inférieur à 1 % brut. Voici cinq pistes sérieuses, classées du plus sécurisé au plus dynamique.
1. Les livrets réglementés : la solution de précaution
Le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) offrent actuellement un taux de 1,5 % net, sans impôt ni prélèvements sociaux, avec une disponibilité immédiate de l'argent. Le Livret d'Épargne Populaire (LEP), accessible sous conditions de ressources, va encore plus loin avec 2,5 % net depuis le 1er février 2026.
Le bémol : ces enveloppes sont plafonnées. Le Livret A est limité à 22 950 €, le LDDS à 12 000 €, et le LEP à 10 000 €. Pour un PEL proche de son plafond de 61 200 €, il restera donc une somme conséquente à placer ailleurs.
Idéal pour : constituer ou renforcer une épargne de précaution liquide et disponible à tout moment.
2. Le compte à terme : la certitude du taux fixe
Un compte à terme (CAT) permet de bloquer une somme pour une durée déterminée, de quelques mois à plusieurs années, en échange d'un taux fixe convenu à l'avance. Contrairement aux livrets, votre rendement n'est pas sujet aux révisions gouvernementales.
Le bémol : votre argent est indisponible pendant la durée choisie (ou accessible avec pénalité en cas de retrait anticipé).
Idéal pour : un projet immobilier ou personnel prévu dans 1 à 3 ans, dont vous connaissez approximativement la date.
3. L'assurance vie en fonds euros : sécurité et fiscalité avantageuse
C'est l'alternative la plus souvent citée par les experts patrimoniaux pour les sommes issues d'un PEL clôturé. Le fonds euros garantit votre capital, et les meilleurs contrats affichaient des rendements autour de 2,5 % nets de frais de gestion pour 2025, voire davantage pour les fonds boostés.
La vraie force de l'assurance vie joue sur le long terme : après huit ans de détention, la fiscalité devient très avantageuse avec un abattement annuel sur les gains (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple) et une imposition à taux réduit au-delà.
Le bémol : les performances des unités de compte (si vous choisissez cette option pour dynamiser le rendement) ne sont pas garanties.
Idéal pour : un horizon d'investissement de 3 à 8 ans et plus, en cherchant à optimiser la transmission ou la fiscalité à long terme.
4. Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : préparer l'avenir en défiscalisant
Si votre priorité est de préparer votre retraite, le PER offre un avantage fiscal immédiat : les versements sont déductibles de votre revenu imposable, dans certaines limites. Pour les contribuables fortement imposés, c'est un levier de rendement « net d'impôt » difficile à battre.
Le bémol : les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas exceptionnels comme l'achat de la résidence principale).
Idéal pour : les actifs en phase de constitution de patrimoine, avec un horizon de placement long (10 ans et plus).
5. Les marchés financiers via un PEA ou un compte-titres
Pour les épargnants disposés à accepter une part de risque en échange d'un potentiel de rendement supérieur, un Plan d'Épargne en Actions (PEA) ou un compte-titres ordinaire (CTO) permettent d'investir dans des actions, des obligations ou des ETF (fonds indiciels à frais réduits). Le PEA bénéficie d'une fiscalité allégée après cinq ans de détention.
Le bémol : la valeur des placements peut fluctuer à la baisse. Ce type de solution n'est pas adapté à une épargne de court terme ni à un profil très prudent.
Idéal pour : diversifier une stratégie patrimoniale sur le long terme, avec une tolérance au risque raisonnable.
Et ouvrir un nouveau PEL ?
C'est possible dès la clôture de l'ancien. Mais le taux d'un nouveau PEL est fixé à 2 % brut depuis le 1er janvier 2026, soit environ 1,38 % net après Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), applicable dès la première année depuis 2018. Par comparaison, les alternatives ci-dessus offrent dans l'ensemble de meilleures conditions. Ouvrir un nouveau PEL ne semble pertinent qu'à titre d'appoint, pas comme placement principal.
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