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Taux de crédit immobilier en septembre 2026 : barème par durée

Switche | Mise à Jour le 01/09/2026 | 5 minutes de lecture

Switche

Expert en investissement responsable

Taux de crédit immobilier en septembre 2026 : barème par durée

Introuduction

 

En septembre 2026, les taux de crédit immobilier n'amorcent pas la détente espérée cet été : le marché s'installe dans une stabilité sous tension. Les meilleurs profils grappillent quelques centièmes de point sur les durées courtes, mais le taux moyen se tend légèrement sur 20 et 25 ans, sous la pression du marché obligataire. L'OAT 10 ans, la boussole des banques, a atteint environ 4,10 % à la mi-août, son plus haut niveau depuis plusieurs années. Côté politique monétaire, la BCE a relevé ses taux directeurs le 11 juin, puis marqué une pause le 23 juillet ; sa réunion de septembre, accompagnée de nouvelles projections d'inflation, constitue le prochain point de bascule. Voici le barème détaillé, les facteurs qui font bouger les taux et les leviers pour décrocher la meilleure offre.

 

 

Quels sont les taux de crédit immobilier en septembre 2026 ?

 

Les taux moyens constatés par les principaux baromètres (Crédit Logement/CSA, CAFPI, Pretto, Meilleurtaux, Empruntis) convergent autour des niveaux suivants. Ces chiffres sont des moyennes hors assurance emprunteur ; votre taux réel dépend de votre apport, de vos revenus, de votre taux d'endettement et de la banque sollicitée.

 

Durée du prêt

Taux moyen

Meilleurs profils

15 ans

≈ 3,17 %

≈ 2,99 %

20 ans

≈ 3,34 %

≈ 3,10 %

25 ans

≈ 3,43 %

≈ 3,20 %

 

 

À titre d'exemple, un emprunt de 250 000 € sur 20 ans à 3,34 % représente une mensualité d'environ 1 429 € hors assurance, pour un coût total des intérêts proche de 93 000 € sur la durée. L'écart entre le meilleur profil et le barème catalogue d'une banque atteint aujourd'hui jusqu'à 0,75 point : sur un même dossier, cela représente plusieurs milliers d'euros sur l'ensemble du crédit. La mise en concurrence reste le premier levier d'économie.

 

 

Pourquoi les taux restent-ils sous tension ?

 

Le scénario d'une détente estivale ne s'est pas concrétisé. Les barèmes de rentrée reprennent en grande partie ceux de l'été, avec des micro-mouvements contrastés selon les durées : léger repli sur les meilleurs profils à 10 et 15 ans, légère hausse du taux moyen sur les durées longues, plus sensibles au coût de l'argent à long terme.

 

Le principal facteur de pression vient du marché obligataire. L'OAT 10 ans, l'emprunt d'État qui sert de référence aux banques pour tarifer les crédits de 20 et 25 ans, a franchi le seuil des 4 % cet été pour atteindre environ 4,10 % à la mi-août. Cette tension traduit la vigilance accrue des investisseurs sur la trajectoire budgétaire française, dans un contexte de déficit élevé et de perception plus prudente des agences de notation. Une hausse durable de l'OAT pousse mécaniquement les barèmes vers le haut.

 

La BCE reste l'autre variable clé. Après sa hausse de 0,25 point le 11 juin et sa pause du 23 juillet, sa réunion de septembre est scrutée de près : elle pourrait confirmer le statu quo si l'inflation poursuit son reflux (1,8 % sur un an en juin en France), ou ouvrir la voie à un nouveau resserrement dans le cas inverse. Les banques répercutent ces décisions avec un décalage de quelques semaines à quelques mois.

 

La BCE reste l'autre variable clé. Après sa hausse de 0,25 point le 11 juin et sa pause du 23 juillet, sa réunion de septembre est scrutée de près : elle pourrait confirmer le statu quo si l'inflation poursuit son reflux (1,8 % sur un an en juin en France), ou ouvrir la voie à un nouveau resserrement dans le cas inverse. Les banques répercutent ces décisions avec un décalage de quelques semaines à quelques mois.

 

 

Faut-il attendre une baisse pour emprunter ?

 

Le scénario d'une baisse rapide s'éloigne. Le consensus des professionnels penche pour une stabilisation autour des niveaux actuels plutôt que pour une détente : le taux moyen sur 20 ans devrait rester compris entre 3,2 % et 3,5 % d'ici la fin de l'année, sauf choc macroéconomique ou budgétaire. Attendre comporte donc un risque à double détente : une éventuelle nouvelle tension des taux si la situation budgétaire française se dégrade, et des prix immobiliers qui pourraient se raffermir. Pour un projet mûr, comparer les établissements maintenant est plus efficace que parier sur le calendrier, quitte à renégocier ultérieurement si les taux baissent significativement.

 

 

Comment obtenir le meilleur taux de crédit immobilier ?

 

1.   Soignez votre apport : 10 % du prix (frais de notaire inclus) est le minimum attendu ; viser 12 à 15 % améliore nettement le taux proposé.

2.   Mettez les banques en concurrence : à profil égal, les écarts atteignent jusqu'à 0,75 point. Un courtier soumet votre dossier à plusieurs établissements en une fois.

3.   Comparez le TAEG, pas seulement le taux nominal : il intègre l'assurance emprunteur, les frais de dossier et de garantie, et reflète le coût réel du crédit.

4.   Activez la délégation d'assurance : choisir un contrat externe peut faire gagner 0,15 à 0,30 point de TAEG sur la durée.

5.   Vérifiez votre éligibilité au PTZ 2026 : réformé cette année, le Prêt à Taux Zéro s'ouvre à une quatrième tranche de revenus, peut financer jusqu'à 50 % de l'opération dans les zones éligibles et couvre de nouveau les maisons neuves sur tout le territoire. En réduisant le montant financé par un crédit classique, il diminue directement le coût des intérêts.

 

 

 

Questions fréquentes

 

1. Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier en septembre 2026 ?

 

Environ 3,17 % sur 15 ans, 3,34 % sur 20 ans et 3,43 % sur 25 ans, hors assurance, selon les baromètres des courtiers. Les meilleurs profils passent sous les 3 % sur les durées courtes.

 


 

2. Combien coûte un emprunt de 250 000 € sur 20 ans ?

 

À 3,34 %, la mensualité avoisine 1 429 € hors assurance, pour un coût total d'intérêts proche de 93 000 € sur 20 ans.

 


 

3. Les taux ont-ils baissé ou augmenté par rapport à août 2026 ?

 

Le mouvement est mesuré et contrasté : les meilleurs taux se sont légèrement détendus sur les durées courtes (10 et 15 ans), tandis que le taux moyen a très légèrement progressé sur les durées longues, sous l'effet de la tension sur l'OAT française. Le barème catalogue des banques, lui, reste globalement inchangé.

 


 

3. Les taux vont-ils baisser d'ici la fin 2026 ?

 

Aucune baisse marquée n'est anticipée à court terme. Le scénario le plus probable est une stabilisation, avec un taux moyen sur 20 ans compris entre 3,2 % et 3,5 % jusqu'à la fin de l'année. La réunion de la BCE en septembre sera déterminante pour la suite.

 


 

3. Pourquoi l'OAT 10 ans influence-t-elle les taux de crédit ?

 

L'OAT 10 ans est le taux auquel l'État français emprunte sur les marchés. Elle sert de référence de long terme aux banques pour tarifer leurs crédits, surtout sur 20 et 25 ans. Quand elle monte, comme cet été, avec un pic à environ 4,10 % à la mi-août, les banques ajustent leurs barèmes à la hausse pour préserver leurs marges.

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